webleads-tracker

6 questions à.. CHRISTOPHE VIRY, Product Marketing Manager, GENERIX GROUP « Pour le compte d’EUROPCAR, nous dématérialisons 10 millions de factures clients par an »

Toutes les 2 semaines, Sollan retrouve une personnalité du monde de l'Enterprise Content Management (ECM) et lui pose 6 questions. Cette semaine, nous sommes allés à la rencontre de Christophe Viry, Product Marketing Manager de Generix Group.
 

1. SOLLAN, VOUS CONNAISSEZ ?

Oui, nous avons déjà travaillé ensemble autour de projets de dématérialisation, dans plusieurs secteurs comme la distribution ou les services publiques, et cela par l’intermédiaire de l’une de vos collaboratrices.  
 

2. LA GAMME GENERIX COLLABORATIVE INTEGRATION DE GENERIX GROUP, C’EST QUOI ?

L’offre Generix Collaborative Intégration  répond à 4 problématiques fortes : 
  • L'intégration de données. Nous nous intéressons à la manière de capturer les données, d’en convertir le format, les enrichir, en certifier la qualité et les intégrer dans les applications cibles.
  • La collaboration. Contrairement à l’intégration qui ne se fait souvent qu’entre applications avec un dialogue machine to machine, la collaboration ouvre d’avantage la porte aux humains. Il s’agit de la phase où le processus s’ouvre vers des individus, qui ont dès lors la possibilité d’intervenir et d’interagir. Un workflow va s’opérer autour du document ou du fichier de données et rendre la collaboration possible entre utilisateurs métiers. Ces deniers seront sollicités au travers d’étapes successives de validation, d’enrichissement ou correction, de signature électronique, ou encore de rejet  argumenté.
  • La gouvernance. Après la mise en place de systèmes d’intégration de données et de collaboration, il est nécessaire de gouverner les flux, les échanges et les processus, à l’aide de consoles de suivi et de tableaux de bord et de KPI (Key Performance Indicators). L’objectif est de mieux évaluer l’efficience des solutions mises en œuvre, d’optimiser la gestion des processus, la qualité de l’information et également de  prendre les mesures correctives qui s’imposent.
  • Le déploiement. Dans nos métiers, et principalement  pour nos clients finaux, le retour sur investissement est évidemment essentiel et proportionnel au déploiement. Plus le ROI potentiel sur un document  ou une pièce  « métier » est  important, plus l’intérêt à déployer le processus de dématérialisation est fort. Cela nécessite d’anticiper et d’élaborer avec pertinence la politique de déploiement, puis d’établir des démarches conjointes avec les contreparties commerciales concernées. Ce processus s’avère généralement  chronophage et couteux, c’est pourquoi nous avons développé des solutions permettant d’automatiser le déploiement et accélérer indirectement le ROI. 
Ces quatre termes constituent les objectifs principaux de nos solutions disponibles en mode logiciels ou en Saas.
 
En termes de segment de marché, nous sommes axés sur les marchés  d’intégration B2B ou EDI incluant les obligations liées à la dématérialisation documentaire, d’intégration d’applications d’entreprise (EAI ou ESB) et les portails collaboratifs. Nous œuvrons à regrouper toutes ces fonctionnalités dans une même plateforme, associant collaboration B2B, EDI, portails et dématérialisation. Cela nous amène à traiter un nombre important de documents et donc à devoir anticiper des problématiques d’archivage, de restitution et de recherche. A ce titre, nous renforçons nos solutions de fonctionnalités d’archivage et de GED (Gestion Electronique de Documents).
 

3. QUELS METIERS ADRESSEZ-VOUS ?

Nous adressons tant les métiers que les fonctions dites « Support » et donc les DSI au sein des entreprises. En effet, nous travaillons fréquemment sur des problématiques de rationalisation des processus de traitement, ou d’adressage de problèmes techniques. Les DSI sont donc mandatées par leurs directions métiers pour faire des choix. 
 
Au niveau des directions métiers, les processus que nous déployons le plus sont de type commerciaux, tels que la gestion de référentiels ou les relations B2B. Nous adressons également les besoins en termes de relations fournisseurs, approvisionnements, commandes, logistique et facturation. 
 

4. DONC GENERIXGROUP C’EST AVANT TOUT DE LA GESTION DE CONTENU ?

Nous ne nous définirions pas comme un professionnel de la gestion de contenu. Nous sommes avant tout spécialisés dans la gestion des flux électroniques. Nos « points d’entrée » sont d’abord les flux structurés. Nous assurons la circulation, l’intégration, la sécurisation, la gouvernance, le stockage, la restitution, etc. de ces éléments.
 
Par la suite, nos clients nous amènent vers d’autres domaines. Après avoir traité l’intégralité des flux structurés d’autres besoins émergent, par exemple des flux égrenés ou bureautiques. Notre client peut alors demander à ce que nous les prenions en charge, afin d’avoir un prestataire unique. L’intérêt pour lui réside dans le fait que notre plateforme alimentera de façon unique tous les back offices de gestion. Ce cheminement nous a amené à sélectionner également des solutions de dématérialisation documentaire, de numérisation de documents et à enrichir nos offres d’outils d’archivage et de GED. Cette évolution liée à la maturation des besoins et des approches de nos clients nous amène sur les métiers de métiers de l’ECM (Enterprise Content Management). 
 

5. POUVEZ-VOUS NOUS DONNER DES EXEMPLES DE CAS D’USAGES, CAS CLIENTS ?

Nous travaillons actuellement pour Europcar, société de location de voitures traitant une volumétrie très importante de pièces. En moyenne, nous procédons à la dématérialisation de 10 millions de factures par an, devant être expédiées à des milliers de clients dans plus de 10 pays différents. 
 
L’enjeu est donc très important, aussi bien en matière de dématérialisation que dans la construction de canaux de diffusion. En effet, tous les clients ne souhaitent  pas recevoir  le même modèle de facture électronique. La majorité désire minimiser ses efforts, et préfère adhérer à un principe de portail de diffusion, c’est-à-dire la mise à disposition des factures sur un portail web.  Les clients destinataires d’un grand nombre de factures optent pour du flux électronique. Sur ce type de dossiers, nous sommes confrontés à des problématiques de volumes, qui supposent un bon catalogue de solutions disponibles pour un client donné. Nous devons également prendre en compte la problématique importante de conservation, car il est nécessaire d’archiver les factures 10 ans. Dans le cas d’Europcar, leurs 10 millions de factures par an archivées pour 10 ans représentent d’évidence, des enjeux majeurs. Nous avons constaté auprès des grandes entreprises une appétence pour les solutions « pure player ». Elles peuvent ainsi retenir des acteurs très « verticaux »pour la dématérialisation de factures, pour l’archivage, pour la gestion de contenu ou encore le transfert de fichiers, car elles peuvent amortir les coûts compte tenu de leurs volumes. 
 
Par contre, sur le marché du mid-market, une solution globale prend tout son sens pour le client final, qui va chercher à maitriser ses coûts, et aura un meilleur R.O.I. avec une plate-forme multi-usage. C’est le cas de Jardiland, qui est une société de taille moyenne avec environ 200 points de ventes. Elle gère environ 400 000 documents par an, mais possèdent plus 1000 fournisseurs, ce qui entraine de nombreux allers retours et des formats de documents différents. Leurs fournisseurs, sont de toutes tailles, avec même des pépiniéristes locaux. Compte-tenu de ce contexte, nous avons donc décidé d’opter pour du flux électronique structuré de type EDI complété par la mise en place de portails collaboratifs multiprocessus avec une véritable gestion de workflow. Il est ainsi possible d’y passer une commande, d’interagir avec le fournisseur, de connaître les modalités de livraison et de facturation, etc. Via ce  portail collaboratif orienté métier nous assurons évidemment le respect de la réglementation concernant la dématérialisation de facture et fiscale. 
 

6. QUELLES EVOLUTIONS PREVOYEZ-VOUS SUR COURT ET LONG TERME ? 

Tout d’abord, nous finalisons la migration de notre solution vers un nouveaux socle technologiques, car nous sommes confrontés à de nouveaux enjeux. Nous rencontrons par exemple des problématiques de « responsive web design », c’est-à-dire qui concernent l’adaptabilité des écrans à tous les device. Nous avons ainsi réalisé des efforts de réécriture de nos IHM (Interface Homme Machine).
 
Nous devons aussi résoudre des problématiques de traitement de données, qui portent de gros enjeux techniques. Nous nous éloignons des bases de données classiques pour aller vers des bases de données NoSQL, qui permettent de traiter des quantités de données importantes, utilisées par des sociétés comme Ebay ou Twitter par exemple. 
 
Dans la refonte de notre plate-forme nous avons principalement utilisée des technologies open source (Java, CSS3, HTML5, …) issue de développements financés par les plus grands acteurs du Web. 
 
Nous pensons également que les nouvelles technologies intégrées à notre plate-forme nous permettrons de nouvelles applications métiers.
Par exemple, le traitement de gros volumes de données amène à devoir les archiver et à développer une expertise GED, mais aussi Business analytique dans le sens où une fois que les données sont indexées, la capacité à « les faire parler » s’approche des enjeux du Big Data. 
Un autre exemple est le MDM (Master Data Management). Aujourd’hui, nous stockons un nombre important de données, ce qui entraine une réinjection multiple de la même donnée dans de nombreuses applications. Le MDM nous permettra d’éviter ce processus usant et coûteux. 
 
Pour finir, l’analyse du marché, des acteurs du secteur, et les conclusions de certains analystes comme Gartner nous amènent à conclure à une évolution vers une couverture fonctionnelle de plus en plus large. Cette tendance est inévitable, aussi bien pour nous que pour nos concurrents. 
 
D’où l’importance de bien distinguer les entreprises du mid-market, qui adoptent une solution globale et intégrée, possédant un référentiel, un pilotage et un processus unique, et les grosses sociétés, qui sélectionnent dans chacun des segments. Ce dernier cas justifie un appui sur des API Open Source standards dans la réécriture des applications que nous sommes en train de finaliser. Nous savons que nous serons amenés à nous interfacer avec des GED ou des outils de workflow de nos confrères. C’est un moyen de normaliser les processus et d’interagir avec d’autres produits de manière simple et efficiente.
 
 
Article retranscrit par Anne-Laure Desbois
 

 

Ajouter un commentaire

CAPTCHA
Merci de nous aider à éviter les spams, en répondant à cette question. Par exemple, pour 1+3, saisissez 4 :
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.