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6 questions à Bassem Asseh, Directeur France chez Alfresco : «L’avenir de l’ECM est à l’hybride»

Tous les mois, Sollan retrouve une personnalité du monde de l'Enterprise Content Management (ECM) et lui pose 6 questions. Cette semaine, nous sommes allés à la rencontre de Bassem Asseh, Directeur France chez Alfresco.

1. SOLLAN, VOUS CONNAISSEZ ?

Oui. Nous avons eu l’occasion de travailler ensemble sur divers projets depuis 2008. Nous avons ainsi travaillé en collaboration pour Snecma, un projet en production et qui fonctionne très bien ou encore Eutelsat ou la BNP Paribas également en production depuis plusieurs années, ….
 

2. ALFRESCO, C’EST QUOI ?

Alfresco est un éditeur de logiciel dans le domaine de la gestion de contenu dans le sens large du terme. Alfresco gère ainsi l’ensemble du cycle de vie du contenu de son entrée dans l’organisation jusqu’à sa sortie. Le contenu peut se matérialiser sous différentes formes, Word, Excel, PDF, Images, Vidéos, formulaires, etc.
 
Alfresco permet de stocker les contenus, d’ajouter des descripteurs de manière à ce que les utilisateurs puissent retrouver leurs documents rapidement par de la recherche simple ou multicritère, de gérer la gouvernance en autorisant certaines personnes ou certains groupes de personnes à consulter ou réaliser des modifications sur les documents, mettre en place des workflows, le travail collaboratif, etc.
 
Et ce, dans le cadre d’une entreprise étendue c’est-à-dire une entreprise ouverte sur son écosystème à la fois sur ses salariés mais aussi sur ses clients, ses fournisseurs, ses sous-traitants, etc.
 
Ce qui différencie Alfresco par rapport à ses concurrents, c’est l’ouverture et la capacité à s’intégrer dans un environnement donné. La solution qui existe depuis 2006 a mis en œuvre un certain nombre de standards du secteur permettant d’intégrer Alfresco dans le système d’information du client afin que les contenus puissent communiquer tant avec les personnes externes (les entreprises clientes, les entreprises fournisseurs, etc.) qu’avec le système d’information interne (CRM, ERP, etc.) qui déverse les documents dans Alfresco qui devient ainsi l’entrepôt documentaire.
 
Notre autre différenciant est économique puisque nous sommes une solution open-source. Le client ne paie pas un coût de licence conséquent en début de projet (l’investissement de départ est donc moindre) mais plutôt l’équivalent d’une maintenance qu’Alfresco appelle une souscription annuelle et qui s’assimile en général à des budgets de fonctionnements. 
 

3. QUELS METIERS ADRESSEZ-VOUS ?

Nous travaillons avec l’ensemble des secteurs d’activités de l’économie française même si historiquement Alfresco a commencé avec le secteur public parce qu’étant open-source, c’est ce secteur qui l’a adopté en premier. Nous remarquons depuis 5-6 ans que l’industrie, les services financiers et l’ensemble des secteurs d’activités de l’économie française prennent en compte l’open-source dans le choix de leur solution car cela s’est démocratisé, vulgarisé presque. 
 
Le secteur public représente selon les années 40 à 50% de notre chiffre d’affaires que ce soit pour la France ou pour l’international et nous permet de réaliser des taux de croissance de l’ordre de 35 à 40% par an depuis plusieurs années.
 
Par ailleurs, nous n’adressons pas un métier en particulier. Chez certains clients, comme Airbus, nous outillons le cœur de métier : l’engineering, la conception des avions ; dans d’autres, comme Saint-Gobain nous sommes sur quelque chose de générique  avec une solution de GED et de travail collaboratif qui va toucher l’ensemble des salariés du groupe.  
 
Il y a donc deux cas de figure avec des clients qui ont des besoins très orientés métier, c’est le cas par exemple chez Snecma, client commun d’Alfresco et de Sollan, et des clients avec une logique plutôt générique où nous répondons à des besoins dédiés à l’ensemble des salariés du groupe. 
 

4. DONC ALFRESCO C’EST AVANT TOUT DE LA GESTION DE CONTENU?

Habituellement, on associe la gestion électronique de documents (GED) à un placard électronique dans lequel on range des documents. Sauf qu’Alfresco c’est bien plus que de la GED. Alfresco permet le travail collaboratif, c’est-à-dire donne la possibilité aux utilisateurs de travailler ensemble sur un document dans le but de le faire évoluer. La solution peut également être utilisée comme moteur de workflow. Il y a quelques années, nous avons embarqué dans notre solution logicielle « Activiti », un moteur de worflow qui permet de faire passer les documents d’un état à un autre en passant par plusieurs statuts.
 
Depuis cette année Activiti est également disponible en « stand alone ». Concrètement cela signifie que si une organisation a besoin d’une solution de BPM (Business Process Management, ndlr) ou de construire une solution de case management elle peut s’appuyer sur Alfresco.
En résumé, en allant de l’amont à l’aval, Alfresco fait  du travail collaboratif, de la GED (classement, recherche, mise à disposition de document, etc.), du case management (gestion de dossier), du BPM (dématérialisation de procédure) et de l’archivage (records management).
 
Nous nous appuyons sur des partenaires externes pour les briques que nous ne réalisons pas. Par exemple, pour la dématérialisation c’est-à-dire les scanners et la reconnaissance de caractères, nous faisons appel aux partenaires Kofax ou Spigraph qui vont alimenter la GED d’Alfresco avec les documents qu’eux-mêmes auront scanné et passé à la reconnaissance de caractères.
 
En matière de DAM (Digital Asset Management), Alfresco considère la gestion des contenus multimédia comme une déclinaison de la gestion de contenus en tant que telle. Tout dépend du besoin client, le client peut avoir besoin d’une solution spécifique qui répond au plus proche de son besoin, il choisira alors une solution de DAM dédiée. Si le client souhaite une solution plus générique qui n’est pas seulement dédiée au DAM, Alfresco lui permettra d’insérer des images et des vidéos de la même manière que d’autres types de documents avec la possibilité de les lire dans Alfresco, à c’est-à-dire dans son navigateur.
 
Sollan par exemple, a développé une solution qui s’appelle VCM (désormais nommée Trimly, ndlr) et qui se positionne en complément d’Alfresco afin de permettre de faire du DAM de manière plus évoluée que ce qu’Alfresco tout seul sait faire. 
 

5. POUVEZ-VOUS NOUS DONNER DES EXEMPLES DE CAS D’USAGES, CAS CLIENTS ? 

Airbus utilise Alfresco pour stocker le fruit de ses campagnes de simulation. Quand Airbus conçoit un avion, il lui fait passer un certain nombre de campagnes de simulation très théoriques par le biais de logiciels des éditeurs Dassault, Thalès, etc. Alfresco stocke les résultats de ces campagnes de simulation qui peuvent être des fichiers spécifiques de simulation ou de la documentation qui décrit ses fichiers ou encore le résultat de la simulation. 
Airbus utilise également Alfresco pour stocker les résultats de tests en vols. 
 
Chez Saint Gobain, Alfresco est utilisée comme solution de gestion documentaire et de travail collaboratif ouverte à l’ensemble des salariés du groupe soit une vingtaine de milliers de personnes.
 
Au sein des ministères ou collectivités territoriales, un usage commun d’Alfresco est la gestion des documents entrants, notamment les courriers. La solution peut ensuite gérer le circuit de distribution de ces courriers. Dans les mairies un usage courant d’Alfresco est la gestion des délibérations.
 

6. QUELLES EVOLUTIONS PREVOYEZ-VOUS SUR COURT ET LONG TERME ?

Chez Alfresco nous pensons que l’informatique va utiliser de plus en plus le mode « cloud ». Les DSI auront moins de budget pour gérer leurs propres applications, pour les construire, les héberger, les maintenir, etc. ce qui va les amener à acheter le service à l’extérieur auprès d’un prestataire de service qui va les alimenter en applications, en fonctionnalités et en capacités de stockage.
 
Lorsque nous travaillons sur de la gestion électronique de documents, certains documents peuvent être délicats, cruciaux, stratégiques voire à caractère légal et ont besoin d’être hébergés en interne. Nous nous retrouvons ainsi dans une situation où certains documents sont nécessairement à l’extérieur, d’autres nécessairement à l’intérieur.
 
C’est pourquoi Alfresco, et ce depuis 2 ans, est une solution hybride capable de synchroniser une instance Alfresco hébergée en local avec l’instance « cloud ». 
 
Nous pensons que l’avenir de l’informatique et plus particulièrement l’avenir de l’ECM est dans cette solution hybride qui allie les caractéristiques et les avantages tant de l’on-premise que du « cloud ». 
 
Les problématiques de dématérialisation de procédure que nous adressons avec notre solution « Activiti » que j’ai évoqué tout à l’heure est également un axe fort de croissance.
 
Article retranscrit par Joanna Cayet
 
Copyright photo Margot L'Hermite
 

 

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