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5 « clés » pour rater son Projet Agile …. et quelques pistes pour y remédier (clé4)

5 « clés » pour rater son Projet Agile …. et quelques pistes pour y remédier - Clé n°4

« Agile », « Agilité », « Projet Agile » … tous ces mots obéissent à une volonté prégnante des entreprises de rester compétitives face à un marché concurrentiel et de demeurer innovantes face aux usages et besoins de consommateurs qui ont radicalement changés avec le numérique.
Réussir son Projet Agile, c’est donc en théorie proposer des produits user centric : désirables pour ses utilisateurs, qui leur apportent de la valeur ajoutée et qui soient rapidement utilisables (le fameux time to market).
Loin de cette image d’Épinal, mettre en œuvre un Projet Agile peut se solder par un échec cuisant avec des répercussions douloureuses tant d’un point de vue humain que financier(1). 
Vous êtes sur le point de réaliser un Projet Agile ? 
Vous réalisez un Projet Agile et vous rencontrez quelques difficultés ?  
Alors, cet article – sans prétention d’exhaustivité ou d’omniscience – peut vous aider à comprendre pourquoi certains projets Agiles échouent ou sont voués à l’échec avant même d’avoir commencé.
Retrouvez chaque semaine une nouvelle clé pour rater votre Projet Agile.
 

# Clé n°4 - Minimiser l’importance de l’amélioration continue et des rétrospectives

Choisir de réaliser un projet en mode agile sous-entend d’être conscient que tout ne peut être parfait dès le début du projet, que des erreurs seront réalisées et que grâce à elle l’équipe projet en sortira paradoxalement grandie et performante. 
 
Les rétrospectives sont le cadre pour réaliser cette démarche collective d’amélioration continue. 
Mais en pratique, que constate-t-on bien souvent ?  
Des rétrospectives bâclées au meilleur des cas voire inexistantes sous prétexte qu’elles sont considérées comme un « luxe » et réalisées seulement « s’il y a le temps ».
 
Il est en effet difficile de pouvoir résister à la pression extérieure du projet à terminer à tout prix quel qu’en soit les raisons. Les rétrospectives étant un « luxe », il est aisé de constater qu’en leur absence on assiste à une accumulation de non-dits, une fuite en avant du sur-engagement via une estimation de charge trop optimiste ou approximative au risque d’essouffler toute l’équipe et d’arriver inéluctablement à un « accident de livraison d’itération » avec une vélocité quasi-nulle.   
 
Pour quelles raisons ?
Pour être efficace, une rétrospective doit être ouverte et sincère. 
  • Il faut que chacun puisse exprimer librement les difficultés rencontrées sans peur d’un quelconque jugement
  • Il faut pouvoir prendre le temps d’analyser et d’approfondir les dysfonctionnements qui ont déjà pu être soulevés lors des Daily Stand-Up. 
  • Il faut avoir le courage de ne pas « se voiler la face » en laissant les obstacles s’accumuler sans action efficace pour les surmonter. 
  • Il faut savoir faire fi de son ego en voulant « bien se faire voir » quitte à écraser les autres membres de l’équipe et réfléchir à la réussite de l’équipe car un projet se gagne et se perd ensemble. 
  • Il faut tout simplement ne pas craindre les échecs et les accepter comme une opportunité de s’améliorer collectivement. 
 
 
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Vous n’avez pas encore débuté votre projet en mode Agile ? 

  1. Recrutez un Scrum Master expérimenté apte à analyser puis à débloquer les problèmes qui seront rencontrés dans le cadre du projet. 
  2. Si l’ensemble de l’équipe est au fait des pratiques agiles mais sans expérience réelle de ce type de projet, faites-vous accompagner par un expert qui interviendra notamment pour fluidifier la communication au sein de l’équipe.
  3. Anticiper le coût de l’agilité car les différentes cérémonies – comme les rétrospectives –coûtent chères en jour/homme et ce d’autant plus que pour être efficaces, il est nécessaire que tous les acteurs du projet y participent.
 

Vous avez déjà débuté votre projet en mode Agile et vous ne constatez pas d’amélioration de la vélocité ou vos rétrospectives demeurent superficielles ?

  1. Faites appel à une personne externe au projet qui aura une vision plus objective de la situation et pourra mieux analyser les problématiques sous-jacentes.
  2. Assurez-vous du rythme régulier et soutenable des itérations et non la surperformance.
  3. N’oubliez pas de célébrer les réussites pour éviter que l’ancienne culture ne revienne.
  4. Envisagez en dernier recours la réaffectation de certaines ressources.

 

 
Légende : 
(1) Voir à ce titre l’article de Maxime BLANC, « S’affranchir du cycle en V », « Agile canada dry » ou « comment perdre 4 ans et 1.45 M€ ».
 
Lexique : 

 

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