Alfresco publie la beta version de sa version 3.0

1 08 2008

Auteur : Marc Lefebvre

Alfresco publie la preview de sa version 3.0 qui apporte un nouveau framework web “SURF” et une nouvelle interface “SHARE”.

Il faut noter au passage que la version “Community” s’appelle désormais “Labs” pour éviter les confusions entre le logiciel et la communauté d’utilisateurs.

L’évolution principale est l’apparition d’une interface supplémentaire dénommé SHARE.

Imageest basée sur l’API REST “Webscript” apparue l’année dernière avec Alfresco 2.1, sauf que le concept a été poussé encore plus loin pour construire un framework web complet (SURF) permettant la conception d’interfaces riches et pouvant fonctionner sur un serveur différent de celui d’Alfresco.

Le principe de SHARE est de mettre à disposition un outil collaboratif complet pour gérer le partage d’informations entre les utilisateurs ayant un projet ou un centre d’intérêt commun en centralisant en un seul endroit tous les éléments associés : la documentation dans un wiki, la communication dans un blog, les documents, la liste des événements, un forum pour ainsi faciliter la communication dans des équipes liées à un projet, ou partageant un centre d’intérêt commun.

Outils disponibles dans SHARE:

  • Tableaux de bords par projets,
  • Gestion par projets,
  • Tableau de bord personnel,
  • Composant “Bibliothèque de documents”,
  • Composant “Blog”,
  • Composant “Calendrier”,
  • Composant “Discussion”,
  • Composant “Wiki”,
  • Nouvelle interface et expérience utilisateur,
  • Support du protocole Sharepoint,

Plus d’informations :



John Shackleton, Open Text : Les modes de consommation à la Youtube gagnent les entreprises

11 06 2008

Auteur : Marc Lefebvre

Président directeur général (CEO) d’Open Text, John Shackleton précise la stratégie de l’éditeur canadien sur un marché de la gestion du contenu d’entreprise (ECM) où s’activent de nombreux acteurs dont EMC Documentum, Alfresco et Nuxeo.

Il répond aux questions d’Ariane Becky pour NETECO.

Lien vers l’article complet



Conférence I-Expo 2008

4 06 2008

Auteur : Marc Lefebvre

Nous vous proposons de retrouver le contenu de la présentation réalisée lors du salon I-Expo 2008.

Celle-ci était consacrée à la relation d’un intégrateur avec un éditeur Open Source.

Plus d’infos sur le site I-Expo:
http://www.i-expo.net/conf_affichprog.php?id=76



Alfresco publie la version 2.2 enterprise

21 05 2008

Auteur : admin

Alfresco Software annonce le lancement de la nouvelle version 2.2 d’Alfresco Entreprise, conçue pour optimiser le développement de fonctionnalités Web 2.0 et le déploiement de sites communautaires. Ses nouvelles fonctionnalités permettent la création, le déploiement et la mise à jour de sites Web 2.0 évolutifs, à partir de n’importe quel langage applicatif web.Avec cette nouvelle version, les entreprises peuvent faire évoluer leurs sites web marketing traditionnels vers des sites interactifs, créant des communautés autour de leurs produits ou de leurs services.

Electronic Arts, Activision et Sony Pictures Imageworks Interactive viennent d’ores et déjà de signer avec Alfresco pour créer sur leurs sites web des espaces interactifs avec leurs visiteurs et des communautés autour de leurs produits. Ces nouveaux mini sites produits à orientation communautaire se doivent d’être extrêmement évolutifs, d’intégrer des contenus multimédias collaboratifs et de se prêter à la mise à jour rapide de contenus, en assurant une qualité d’information optimale : des fonctionnalités rendues possibles par Alfresco Entreprise 2.2.

Parmi les nouvelles fonctionnalités d’Alfresco Entreprise 2.2 :

  • Configuration du déploiement de Web Farm : gestion de règles de déploiement évoluées pour les architectures applicatives Web 2.0 évolutives à trois niveaux.
  • Prévisualisation et test des applications Web : visualisation en contexte des modifications apportées à une application Web, utilisant les technologies PHP, Ruby, Groovy, STRUTS, JSF, TILES et .NET.
  • Modélisation de site et ramification : création de nouveaux sites à partir de modèles existants et mise en Å“uvre des principales actualisations par ramification du site existant.
  • Réutilisation des contenus : mise à jour et partage du contenu entre plusieurs projets Web.

Alfresco Entreprise est la version certifiée d’Alfresco, parfaitement adaptée pour être utilisée dans des environnements de production au sein de grands comptes privés et publics, à la recherche d’une application stable et bénéficiant de services de support professionnel. Alfresco s’engage en effet contractuellement sur des niveaux de service précis (SLA), de manière à répondre aux exigences de ce type d’entreprises ou d’organisations.

De plus amples informations sur Alfresco Enterprise 2.2 sur : http://www.alfresco.com/products/docs/releases/2.2/

Une version d’évaluation d’Alfresco Enterprise 2.2 sur: http://www.alfresco.com/products/ecm/enttrial/



Retour sur Documation 2008

14 03 2008

Auteur : Marc Lefebvre

Sollan était présent au salon Documation les 12 et 13 mars 2008. Nous tenons à remercier très sincèrement les nombreuses personnes qui sont venues nous rencontrer sur notre stand ainsi que lors de nos 2 ateliers exposants “La GED pour les nuls : retours d’expériences” et “Grâce à VCM (Video Content Management), la vidéo devient un document comme un autre“.

Nous vous proposons de retrouver le contenu de ces présentations (cliquer sur SlideShare pour les visualiser en plein écran) :

  • La GED pour les nuls : retours d’expériences


By rob

  • Grâce à VCM (Video Content Management), la vidéo devient un document comme un autre


By rob

Vos réactions sont également les bienvenues. Merci de vos témoignages!



Comment faire du KM avec une GED ?

18 02 2008

Auteur : Thomas Dechilly

Les solutions de Gestion Electronique des Documents offrent aujourd’hui de nombreuses possibilités pour mettre en place et faire vivre un référentiel de connaissances et faciliter le partage de ces connaissances entre les collaborateurs de l’entreprise. Dans cet article nous exposons les différentes fonctionnalités des GED pouvant être utilisées ou à paramétrées pour la gestion de connaissances dans l’entreprise. Ce qui peut faire des GED de réelles solutions KM (Knowledge Mangement)

Objectifs du KM

Le KM regroupe toutes les activités et solutions permettant l’acquisition, la modélisation et le partage de connaissances. Le terme connaissance adresse dans ce contexte, toute information (texte, image, vidéo, plans, documents…) repérée ou indexée au sein d’un système d’information structuré. Les objectifs du KM sont dans ce cadre :

  • de proposer un ou plusieurs modèles pour structurer l’information. Il pourra s’agir d’arborescences ou réseaux de notions (ontologie, thesaurus, terminologie), de listes d’autorités faisant l’inventaire des notions du domaine, de réseaux de « tags »… Au sein de ces listes ou arborescences, nous retrouverons les principales notions utilisées par les acteurs du domaine, les projets ou programmes en cours, et également les équipes et acteurs intervenant sur ces projets,
  • de permettre la représentation de connaissances sur des thèmes identifiés. Il s’agira généralement de structurer et remplir des fiches ou formulaires. L’utilisation systématique d’un modèle de formulaire donné pour un type de connaissance permettra l’organisation, la gestion et la restitution des connaissances,
  • l’indexation des connaissances (formulaires, documents…) en utilisant les modèles ou listes établis,
  • la recherche et la restitution des connaissances au sein de « vues » spécialisées par métier ou processus.

Représenter des connaissances dans une GED

Les GED offrent différents mécanismes et fonctions permettant la représentation et la structuration des connaissances d’un domaine. Ces fonctions sont à utiliser en fonction des besoins spécifiques et également en fonction de la nature des connaissances à modéliser et à partager.

Formulaires, modélisation des connaissances

Une fonction relativement centrale du KM est la constitution des connaissances. Il s’agit de pouvoir réunir à un unique endroit des informations qui constitueront une connaissance. Cette fonction est généralement assurée par la mise en place de formulaires composés de champs libres et de champs prenant leurs valeurs dans des listes contrôlées (listes d’autorités, thesaurus ou autres réseaux de tags terminologiques).

Une GED doit ainsi permettre l’élaboration de modèles de formulaire, faciliter la gestion et la modification de ces formulaires et la mise en relation de ces formulaires avec les réseaux terminologiques précédemment constitués.

Ces formulaires doivent également permettre d’attacher des ressources documentaires (documents, fichiers attachés) ou de pointer vers ces ressources.

La recherche par valeur sur les champs du formulaire doit être possible.

Plan de classement

Les fonctionnalités de classement offertes par les GED doivent pouvoir être utilisées pour organiser et structurer les formulaires et les documents attachés. Le plan de classement, généralement hiérarchique doit « donner à voir » la structure générale de la base de connaissances. Il constitue l’un des points d’accès à la connaissance.

Comme tout plan de classement, il doit être constitué avec une approche suffisamment générique pour ne pas avoir à le faire évoluer trop fréquemment. Il constitue le point de repère commun aux acteurs de la connaissance.

Catégories, liste d’autorités, tags

La mise en place de catégories transversales permettra l’indexation des connaissances. Les catégories ou listes de valeurs linguistiques (tags) constituant ces catégories peuvent évoluer en fonction des besoins. Nous y retrouverons les notions ou informations utilisées au sein des processus de l’organisation (noms des projets ou programmes, noms des produits, techniques ou processus…). Les informations modélisées ici seront essentiellement des listes « à plat », pour les réseaux hiérarchisés d’information, il faudra préférer les mécanismes de thésaurus ou ontologie si disponibles.

Thesaurus, ontologie, terminologie

Il s’agit à l’instar des catégories, d’inventaire des notions utilisées au sein du domaine de connaissance. La principale différence réside dans la structuration de ces notions. Si les catégories sont de simples listes, les thésaurus ou ontologie constituent de réelles arborescences ou réseaux de notions.

Ces arborescences ou réseaux permettent d’organiser l’information du générique au spécifique, ou sur le mode du « tout/parties ». Les principes constituant de ces réseaux varient en fonction de la nature de l’information (l’organisation d’un thésaurus reprendra certaines règles établies du métier de la documentation, l’organisation d’une ontologie ou réseau de notions pouvant être élaborée plus librement en fonction des besoins et des spécificités du domaine de connaissance).

Dans tous les cas, ces structures d’information seront utilisées pour modéliser les notions du domaine et offrir ainsi les règles d’indexation de l’information (du générique au spécifique ou de la constitution « tout/parties »).

Les moteurs de recherche exploitant ces structures pourront être en mesure de profiter du réseau de connaissances (recherche des informations indexées par les hyponymes d’un terme donné d’un thésaurus, ou extension d’une recherche à une notion « plus générique »).

Vues dynamiques

Les différents mécanismes de structuration de la connaissance (formulaires/documents indexés) prendront toute leur valeur au moment de la restitution de l’information. En effet, en fonction du besoin de l’utilisateur, des « vues dynamiques » donneront à voir les connaissances ou sélection d’informations parmi les connaissances constituées. Il s’agit dans ce cadre de pouvoir paramétrer les écrans comme de véritables tableaux de bord personnalisés. Les connaissances pourront ainsi être restituées en fonction du profil de l’utilisateur, de sa recherche, du type d’information recherchées.

Des mécanismes de « push » d’information pourront être mis en place pour restituer des connaissances « proches » ou « à propos » de l’information consultée.

L’objectif principal étant de donner à voir l’information pertinente par rapport aux besoins spécifiques de l’utilisateur.

Conclusion

Les GED offrent de nombreux outils facilitant la structuration et le partage d’informations. En adoptant une attitude structurante, ces solutions constituent de réelles solutions de KM. De plus les mécanismes de partage d’information (travail collaboratif, diffusion de l’information par flux RSS ou autres systèmes d’abonnement…) constituent des évolutions importantes pour la dynamisation de la connaissance. L’information capitalisée peut ainsi être facilement complétée, réindexée et restituées dans de nouveaux contextes. Le capital savoir de l’entreprise prend ainsi toute sa valeur.



Alfresco dévoile les résultats de son 2ème Baromètre Open Source, outil de mesure des usages des logiciels libres en entreprise

15 02 2008

Auteur : Marc Lefebvre

Une compilation des données de 35 000 membres de la communauté Alfresco dans le monde, recueillies entre juillet et décembre 2007.

Les enseignements :

Un net détachement d’Ubuntu et de Red Hat dans les déploiements sous Linux

Red Hat Enterprise Linux (RHEL), MySQL, JBoss et Tomcat confirment leur domination dans les différentes couches applicatives & systèmes

En France, MySQL pour les bases de données, Tomcat pour les serveurs d’applications et OpenOffice pour les suites bureautiques se distinguent particulièrement.

Ce « baromètre Open Source » Alfresco a été établi à partir des données communiquées par 35 000 membres de la communauté Alfresco, dans le cadre d’une enquête réalisée tout au long de l’année 2007.

L’enquête s’est intéressée aux préférences des utilisateurs pour les systèmes d’exploitation, serveurs d’applications, bases de données, navigateurs et portails afin de recueillir des informations à jour sur la manière dont les entreprises évaluent et déploient à l’heure actuelle leurs solutions logicielles Open Source et propriétaires. Les données, recueillies de juillet à décembre 2007, ont également permis d’apporter des réponses sur les suites bureautiques et produits de virtualisation employés par les membres de la communauté, leurs besoins en matière de gestion de contenu, ainsi que les environnements au sein desquels Alfresco a été testé.

« Le baromètre Open Source d’Alfresco permet de répondre à plusieurs questions­clés au sujet de l’utilisation de la technologie Open Source au sein des entreprises : Les fournisseurs et solutions plébiscités, les disparités géographiques relevées entre les phases d’évaluation et de déploiement, et les perspectives futures de ce marché », commente Denis Dorval, vice président Europe d’Alfresco Software. « Notre objectif est de fournir un indicateur de référence sur les tendances observées en matière d’adoption du modèle Open Source au sein de l’entreprise, et de définir de quelle manière et comment la technologie Open Source est utilisée au sein des 5000 plus grandes entreprises internationales ».

Les résultats du 2ème Baromètre Open Source Alfresco

  • Système d’exploitation : les utilisateurs réalisent leurs évaluations sur des portables sous Windows, et déploient ensuite sous Linux. Ainsi, si 41% des évaluations sont effectuées sous Windows, ce système d’exploitation supporte 26% seulement des déploiements, 51% d’entre eux étant réalisés sous Linux.
  • Linux : aux Etats­Unis, face à Ubuntu (24%) et Red Hat (21%) qui se détachent nettement du peloton, SUSE reste en retrait.
  • Windows : Les utilisateurs restent fidèles à XP (63%) et 2003 (28%), Vista est loin derrière puisqu’il ne recueille que 2% des suffrages.
  • Bases de données : Sun continue à triompher sur MySQL, avec 60% des parts de marché au niveau global, et atteint même 68% en France. Oracle en recueille 14% et MS SQL Server 13% (11% et 8% en France).
  • Serveurs d’applications : La domination de Tomcat est indéniable, avec 70% des parts de marché, et JBoss Application Server 18%. Ce pourcentage atteint les 79% en France.
  • Suite Office : Microsoft Office domine la création de contenus. Il y a toutefois deux fois plus de chances qu’un Allemand ou un Français utilise OpenOffice par rapport à un Américain ou à un Britannique. Microsoft Office équipe 66% des entreprises et OpenOffice 24%. En France, la présence de la suite libre est plus importante, avec 57% pour Microsoft Office et 28% pour OpenOffice.
  • Navigateurs et portails : Pour les contenus et mashups, la préférence va aux navigateurs - Navigateurs : 59%, portails : 41%.
  • Virtualisation : VMware est plébiscité avec 61% des réponses, et seulement 16% pour Microsoft Virtual Server.
  • Utilisation de systèmes ECM : Les utilisateurs veulent une solution autre que SharePoint pour la gestion documentaire, la gestion de contenus web et la collaboration, exploitable sous Windows, Linux, MySQL ou VMware. Leurs trois besoins principaux en matière de gestion de contenu et de collaboration concernent la gestion documentaire (67%), la gestion de contenu web (43%) et la collaboration (34%).
  • Chef de file incontestable : Pour chaque type d’application, le modèle Open Source dégage un chef de file incontestable : Red Hat Enterprise Linux (RHEL), MySQL, JBoss, Tomcat.
  • Présence mondiale : L’Open Source se distingue par son omniprésence géographique, reflet d’une demande à l’échelon mondial. Les participants à l’enquête proviennent de 260 pays - à 24% des États­Unis, à 50% de la zone EMEA (Europe, Moyen­Orient, Afrique) et à 26% du reste du monde.
  • Géographie : En fonction des racines géographiques d’un projet, la donne peut véritablement être bouleversée. Ainsi, par exemple, dans le monde, RHEL est deux fois plus utilisé que SUSE, alors qu’en Allemagne, SUSE est 4 fois plus employé que RHEL.
  • Pile hybride : les utilisateurs refusent toute dépendance et exigent une certaine souplesse pour pouvoir changer, à terme. Le Baromètre fait notamment état des déploiements d’Ubuntu et de Red Hat Enterprise Linux avec des parts de marché respectives de 24% et 21%. Jane Silber, COO de Canonical UK, commente ce résultat : « Nous sommes très heureux qu’Ubuntu soit la plateforme Linux la plus populaire sur laquelle l’utilisateur puisse tester Alfresco ». « La solution Alfresco est véritablement reconnue comme l’une des meilleures solutions de gestion de contenu Open Source, et l’intégration de nos deux technologies ne peut être que bénéfique et source de valeur ajoutée pour les entreprises, » ajoute-t-­elle.

Alfresco compte aujourd’hui plus de 300 clients à travers le monde, parmi lesquels des groupes figurant au classement « Global 5000 » - Boise Cascade, Electronic Arts, la Cour Suprême helvétique, Kaplan, la NASA et plusieurs des premiers établissements financiers dans le monde.

Des actualisations régulières du baromètre Open Source sont disponibles à l’adresse :

http://blogs.alfresco.com/ianh/

Consultez la page Open Source Barometer sur Facebook :

http://www.facebook.com/pages/Open-Source-Barometer/11688091270

Pour adhérer à Alfresco Content Community :

http://www.alfresco.com/community/register/?source=community



Sollan interviewé par le 01Net à propos de la solution de gestion de contenu Alfresco

8 02 2008

Auteur : Marc Lefebvre

Cet article est extrait de : 01 Informatique

Sollan répond à 2 questions:

Pourquoi vouliez-vous devenir partenaire Alfresco ?

Quels types de projets pour cette plate-forme ?

Lien vers l’article sur le site de 01Net



Ne pas confondre GED et Archivage

7 02 2008

Auteur : Thomas Dechilly

Les notions respectives de « gestion électronique des documents (GED) » et « archivage » sont régulièrement confondues.

Il est en effet fréquent d’entendre dire « est-ce que tu as archivé la dernière version sur la GED ? » ou « c’est bon c’est archivé dans la GED » ou encore « pas de problème, le disque a été archivé »…

Si de prime abord il s’agit d’une banale distinction sémantique, cette confusion est le reflet de pratiques héritées de la gestion documentaire « papier ». Le document était considéré comme «protégé » à partir du moment où il avait été « archivé », c’est-à-dire déversé dans le local d’archives pour une durée déterminée de préservation.

Enregistrer un document dans une GED ou le déposer sur un disque « sauvegardé » peut entraîner le sentiment que le document est alors « protégé », il serait donc « archivé ».

En effet, pour l’utilisateur final, où est la différence entre « sauvegarde » et « archivage » ? Si les données entreposées sur un disque régulièrement sauvegardé sont « protégées » puisqu’il lui serait possible de les récupérer à partir des sauvegardes programmées, que demander de plus ?

Il en est de même pour les documents entreposés dans une GED. Cette dernière est assurément sauvegardée, les documents sont donc « protégés ».

La notion d’archivage numérique est différente. L’archivage consiste à donner un statut « d’archive » au document ou au lot de documents considérés. Il s’agit de verrouiller ces informations pour une durée déterminée afin d’assurer leur authenticité (document non modifiable). Au terme de cette durée de rétention, le document pourra être détruit, simplement restitué ou à nouveau archivé pour une nouvelle période.

L’archivage protège les actifs de l’entreprise au regard de ses différentes obligations (légales, contractuelles, capitalisation de savoirs…). L’archivage concerne à la fois les documents quotidiennement utilisés et les documents dont on n’a plus l’usage à un moment donné.

Entreposer ses documents dans une GED ou sur un simple disque réseau partagé ne répond pas à la question de l’archivage. Les documents sont stockés pour être mieux diffusés, partagés ou validés mais en aucun cas « archivés ».

Certaines GED proposent néanmoins une fonction d’archivage. Dans ce cas, des règles de sélection et de déversement du contenu dans un espace d’archivage sont appliquées. Les documents sont « marqués » comme archivés et bénéficient d’un traitement répondant aux exigences propres de l’archivage. Ces règles d’archivage peuvent être ou non explicitées à l’utilisateur final. Car avant tout, l’archivage est une problématique qui concerne l’entreprise et non de l’utilisateur.

Quelques liens sur l’archivage :



Pourquoi et comment migrer d’un disque partagé à une GED ?

31 01 2008

Auteur : Thomas Dechilly

Le disque réseau partagé représente pour de nombreuses entreprises, l’unique moyen disponible pour stocker, organiser et partager des fichiers.

La logique « disque dur » : facile à utiliser

  • Les disques partagés constituent le prolongement naturel du poste de travail. Un disque partagé est disponible comme tout espace de stockage local. Depuis toutes les applications utilisées, il est possible d’ouvrir et d’enregistrer facilement des fichiers,
  • C’est un moyen pratique et flexible pour organiser son information. Les répertoires et sous-répertoires peuvent être nommés et structurés pour répondre à des besoins spécifiques,
  • Les droits sont gérés sur les répertoires et sous répertoires, il est ainsi possible de mettre en place une politique d’accès.

Pourquoi préférer une GED à un disque dur ?

  • Multiplicité des plans de classement
    • Une structure arborescente basée sur l’utilisation de répertoires et sous-répertoires ne permet pas de proposer plusieurs « vues » aux utilisateurs. Ces derniers doivent impérativement utiliser la structure proposée,
    • Il est donc fréquent que des arborescences soient dupliquées et revues par des groupes d’utilisateurs afin de mieux correspondre à leurs besoins.
    • L’information est ainsi fréquemment dupliquée.
    • Parfois, les utilisateurs mettent en place une couche complémentaire au stockage sur disque : pages HTML ou micro sites HTML permettant de pointer vers les répertoires ou documents avec une « autre » organisation. Le maintien de ce type de structure est généralement chronophage. Et souvent, les structures HTML ne sont plus à jour avec les structures stockées sur les disques partagés.
  • Indexation / moteur de recherche
    • Par défaut, un disque partagé n’offre pas d’outils adaptés pour la recherche.
    • Les utilisateurs utilisent alors fréquemment les outils disponibles sur leur station. Ces outils ne permettent généralement pas la création et le maintien d’index, accélérant les recherches. Chaque recherche sollicite le disque partagé et peut prendre plusieurs minutes (et mêmes plusieurs heures).
    • Si des outils d’indexation plus élaborés sont disponibles sur les postes des utilisateurs (Google, Copernic, Exalead, Microsoft…), ces processus restent consommateurs de bande passante et de ressource sur le disque partagé (temps CPU nécessaire pour les ré-indexation). Plus le nombre d’utilisateurs est important, plus un système d’indexation centralisé permettra d’optimiser les ressources partagés.
  • Accès concurrents
    • Un disque partagé ne permet pas de gérer efficacement les accès concurrents sur un même fichier,
    • Ainsi, suivant vos pratiques ou les pratiques de vos collaborateurs, vous pouvez facilement perdre des données :
      • Un collaborateur repositionne une version mise à jour d’un fichier en écrasant votre version « plus récente »,
      • Vous ne pouvez pas accéder à un fichier car l’un de vos collaborateurs l’a ouvert directement à partir du disque partagé. Et vous ne pourrez reprendre la main sur le fichier qu’une fois refermé.
  • Rigidité, fortes interdépendances
    • Enfin, les références ou raccourcis créés depuis des systèmes tiers vers les fichiers du disque partagé peuvent être difficiles à maintenir dans le temps,
    • En effet, il n’existe pas de notion de « permalink », assurant l’identification d’un fichier par un nom unique quelque soit l’endroit où il sera stocké. Tout déplacement ou re-nommage de ressources peut donc engendrer des « liens morts ».
    • De même, vous n’aurez aucune garantie qu’un lien pointe réellement vers la dernière version de votre fichier, si cette dernière version a été effectuée à une autre emplacement ou sous un autre nom.

Comment passer d’un disque partagé à une GED ?

Si la GED apporte de nombreuses réponses fonctionnelles, le passage d’un disque partagé à une GED demande néanmoins une étude préalable afin d’assurer la conduite du changement et la bonne adéquation de l’outil aux besoins des utilisateurs :

  • Le disque partagé, facilitant l’accès aux fichiers, est très apprécié par les utilisateurs. Ces derniers souhaiteront certainement conserver ce type d’accès,
  • En fonction des GED, différents mécanismes sont disponibles :
    • Clients windows/unix permettant de « simuler » un accès à la GED sous la forme d’une arborescence de fichiers. Ces clients permettent toutes les fonctions disponibles sur un disque partagé (copier/coller, déplacement, renommer un fichier…). Certains clients permettent en complément d’éditer les métadonnées relatives au document. Ces clients nécessitent généralement l’installation d’un logiciel sur le poste client de l’utilisateur (cette installation peu constituer un frein éventuel au déploiement et à la maintenance de ce type d’accès),
    • Interfaces standardisées de type WebDAV ou CIFS. Certaines GED offrent des interfaces standardisées permettant de simuler un accès disque distant. Ces interfaces ne permettent généralement pas d’adresser les spécifiques de la GED (accès aux métadonnées décrivant le document). Par contre, ces interfaces peuvent assurer les accès concurrents au fichier (check-in/check-out).:
      • L’interface WebDAV, nécessite des logiciels clients compatibles (La plupart des logiciels proposent aujourd’hui cette compatibilité, dont la suite MS Office). Ce type d’accès est généralement disponible en contexte Windows, Unix et Mac.
      • L’interface CIFS, ne nécessite aucune installation sur le poste client ni logiciel compatible, par contre cette interface est réservée aux clients MS Windows et systèmes de fichiers compatibles.
  • Enfin, l’accès « type disque partagé » ne doit pas être considéré comme l’accès unique aux documents de la GED, mais comme un complément permettant de faciliter le déversement et la mise à jour des fichiers.

Conclusion

Toute migration technologique ne se fait pas sans impacter les pratiques en place. Il est fréquent de constater que la mise en place d’une GED a été un échec car les nouveaux modes d’accès aux documents ont été complexifiés. Malgré les nombreuses fonctionnalités apportées par la GED, les utilisateurs, par facilité, ont conservé leurs anciens outils ou ont mis en place des solutions parallèles.

C’est pourquoi les pratiques basées sur les disques partagées, aussi simples puissent-elles paraître, méritent d’être prises en considération lors de l’implantation d’une nouvelle solution.